Pour une formation académique, c’en est vraiment une, même si certains détracteurs souhaiteraient que ce désormais député ajoute une corde à son arc : les sciences po pour mieux tenir tête aux vieux crocodiles et s’assurer d’un avenir politique plus serein. Sur les raisons de son retour au bercail, Ousmane Gaoual Diallo explique au micro de nos confrères de Guinee7.com que son départ de la France est motivé par un souci d’engagement politique, « parce qu’il était nécessaire que la jeunesse s’engage et qu’elle ne soit pas là seulement pour engranger des opportunités. L’évolution et la trajectoire que notre pays a prises depuis l’arrivée par effraction d’Alpha Condé au pouvoir ne m’a pas plu. Il était nécessaire donc que je sois sur le terrain pour apporter ma contribution, avec les militants de l’UFDG pour faire en sorte qu’on puisse conquérir le pouvoir en 2015. C’est ça ma motivation. Ceci nécessitait que je quitte mon travail et ma famille. J’étais cadre en France. Ceci pour la démocratie, le rayonnement de l’UFDG. » C’est pourquoi, « j’ai intégré le premier parti politique qui a été formé en Guinée et qui est le PGP et qui était présidé par El Hadj Abdoulaye Portos Diallo et c’est l’absorption de ce parti à l’intérieur de l’UFDG concurremment à l’arrivée d’El Hadj Cellou et de Ba Mamadou au sein de ce parti que j’ai intégré les instances exécutives de l’UFDG. Et depuis, je suis militant et responsable de ce parti et j’agis conformément au parti. »Dans chacune de ses sorties médiatiques, Ousmane Gaoual Diallo évoque le respect de la loi et des libertés fondamentales. Animant la commission sécurité et défense au sein de la nouvelle Assemblée nationale, Ousmane Gaoual Diallo entend jouer pleinement son rôle. Déjà, il s’insurge contre la détention de ceux qu’il appelle « les prisonniers du président Alpha Condé » que sont Nouhou Thiam et AOB, entre autres. « Nous avons des lois dans le pays, qu’elles soient mauvaises ou non, il faut les appliquer sinon les changer. C’est ce qui est mieux pour une République qui se veut démocratique. Il faut avoir des principes, des lois et des valeurs et s’en tenir à ça », soutient l’honorable dont le domicile vient de partir en fumée. Un malheur que certains attribuent au zèle du jeune leader. Le vice-président de la commission Défense et Sécurité et membre statutaire de la commission des Lois qu’on appelle commission du règlement intérieur de l’Assemblée, de l’Aménagement du territoire et de la Justice ne veut pas se laisser faire. Quelle que soit la rançon. Quitte à y laisser ses plumes. Soit avec son « Judas », soit avec son « alcoolique invétéré ». Le premier est un vieux politicien, le second est ministre de la République. Après tout, nous enseigne Winston Churchill, « un bon politicien est celui qui est capable de prédire l’avenir et qui, par la suite, est également capable d’expliquer pourquoi les choses ne se sont pas passées comme il l’avait prédit. »