L’ethnocentrisme par le patronyme !

Quand nous dénoncions la conception ethnocentrique du pouvoir actuel nous avions mis en avant le fait qu’il a institutionnalisé l’ethnocentrisme patronymique dans les actes administratifs qu’il prend.

Les derniers décrets viennent confirmer cette vision qu’il a des Guinéens.

Un Soussou (TOURÉ) succède à un soussou(CAMARA)

Un peulh (Sow) à un peulh (Barry)

Un forestier (Loua) à un forestier (Loua)

Un Malinké (DIABY) à un Malinké (KABA)

Un Konianké (KOUROUMA) à un Konianké (CAMARA)

Simplement pour dire que celui qui trône à la tête de notre pays contre la volonté du peuple n’a que l’appartenance tribale par le patronyme comme critère pour la désignation de ceux qui doivent conduire les affaires publiques.

Pour comprendre..,,

«L’ethnocentrisme est un concept ethnologique ou anthropologique qui a été introduit par W.G. Sumner. Il signifie « voir le monde et sa diversité à travers le prisme privilégié et plus ou moins exclusif des idées, des intérêts et des archétypes de notre communauté d’origine, sans regards critiques sur celle-ci ».

Les derniers déplacements du guinéen Magellan

Conakry – Addis-Abeba : 7764 km

Addis-Abeba – Riyad : 5208

Ryad-Conakry : 11338

Conakry FREETOWN : 245

Conakry Burkina 1287

Soit 25.845 km dans un avion spécial avec le prix moyen de 8250€/heure pour un avion de 25 places.

Cette tournée a duré 15 jours soient 360 heures de location ce qui donne un montant de 2,97 millions d’euros ans compter les frais annexes de l’avion (carburant, frais de stationnement etc..) et les frais d’hôtel et de représentation perdiem des accompagnateurs…

Avec ce montant, il aurait pu disposer de suffisamment de moyen pour nettoyer la décharge honteuse de DABONDY/Dareslam et épargner des vies.

Le bilan est lourd, l’arithmétique macabre se poursuit dans une impunité totale.

Les forces du mal tuent, ils endeuillent encore la Guinée ! Hier ils étaient cinq (5) citoyens hier, deux (2) de plus aujourd’hui…. morts dans l’exercice d’une liberté consacrée par les lois de notre pays que le pouvoir rétrograde du RPG arc-en-ciel essaie de confisquer.

Plus que jamais le peuple de Guinée doit se mettre débout pour combattre cette violence de l’état qui ne cessent d’endeuiller nos familles.

Je suis révolté devant cette sauvagerie soutenue par le gouvernement qui ternit encore l’image suffisamment dégradée de nos forces de défense et de sécurité.

La police et l’armée doivent pour l’histoire extirper de leurs corps ceux qui au mépris des lois continuent de souiller notre démocratie naissante.

Je condamne cette incommensurable inhumanité dont nos forces de défense et de sécurité sont capables quand elles sont appelées à maintenir l’ordre.

Combien de fois devons-nous dire à nos militaires que le soldat doit porter les armes sans perdre son âme. Il ne doit pas tomber dans la violence, user de la violence qu’elle devrait combattre.

Le régime d’Alpha CONDE a fini par nous convaincre que sa démocratie est celle de la violence, de l’arbitraire et de la puissance de l’argent de la corruption.

Le peuple de Guinée est fatigué et la révolte n’est pas loin. Les autorités à tous les niveaux doivent prendre la mesure de la défiance populaire et apporté les réponses adéquates au risque d’être surpris par une colère sourde mais bruissante.

Il y a longtemps que la malgouvernance, l’impunité, l’injustice et la corruption ont fini par nous convaincre de la déliquescence du régime CONDÉ.

Notre pays est en proie à une crise multiforme qui s’exprime déjà dans les relations sociales tendues, la situation économique sans perspectives et la probable crise politique qui pointe dans un pays où toutes les institutions sont défaillantes.

Que les gouvernants écoute ce peuple qui bouillonne de colère, écoutez les murmures qui montent… pour finir messieurs les gouvernants retenez cette citation de Norbert Gstrein « On dit toujours que le pire, c’est le silence avant ou après une attaque, mais en réalité, c’est beaucoup trop poétique, dit-il. Seuls ceux qui n’ont encore jamais eu dans les oreilles le vrai bruit du combat peuvent avoir une idée pareille»

Ousmane Gaoual

Député à l’assemblée nationale

Les structures de base, l’autre force de l’UFDG : Cellou Dalein visite Kaporo-Rails

Dans les cinq communes de la capitale Conakry, elle dispose plus de 500 Comités de Base (structures au niveau des Secteurs), des Sections et des Fédérations. Cette présence de proximité auprès des citoyens à la base est une preuve de responsabilisation des militants dans la gestion des activités de l’UFDG, et bientôt dans la gestion locale et nationale du pays.

Dans le cadre du renforcement du dynamisme des structures à la base, il arrive des fois que le Président de l’UFDG, Cellou Dalein DIALLO, ou d’autres responsables du Parti, se rendent à la base pour encourager les militants et responsables.

À l’occasion de la prière hebdomadaire de ce vendredi 1er Avril 2016, la section UFDG de Kaporo-Rails (dans Fédération de Ratoma 1) a eu l’honneur de recevoir le Président du parti, Cellou Dalein DIALLO. Après avoir effectué la prière de vendredi avec ses compatriotes, le Président de l’UFDG s’est rendu au siège de la Section de Kaporo-Rails, où on lui avait réservé un accueil chaleureux, avec une forte mobilisation des militants et responsables des huit Comités de Bases et des responsables des organismes de ladite Section. Jeunes, femmes et sages, tous étaient là pour réitérer leur soutien à l’UFDG et exprimer leur soutien indéfectible à l’UFDG et à son président, Cellou Dalein DIALLO.

À travers un discours commando et rassurant, le Secrétaire Général de la Section de Kaporo-Rails a souhaité la bienvenue à la délégation. (Lire l’intégralité du discours ici).

Dans son intervention, le Patron de l’UFDG a remercié les militants et responsables du Parti de Kaporo Rails, pour la grande réception qui prouve, encore, que l’UFDG est un parti indivisible. Il portera aussi un accent particulier sur l’objectif que vise l’UFDG: « Dieu est notre témoin; nous voulons que la vérité soit permanente, que l’arbitraire cesse, que l’injustice cesse… ».

Cellou Dalein visite Kaporo-Rails

En outre, il dénoncera l’affinité qui caractérise l’attribution des marchés publics; et d’ajouter que c’est l’égalité des citoyens qui est la mère de la paix.

C’est par des bénédictions faites par les sages que cette rencontre s’est achevée aux alentours de 15h30.

Il faut préciser que Cellou Dalein avait à ses côtés d’autres hautes personnalités du parti dont les Honorables Députés Dr Fodé Oussou FOFANA, Alain TOURÉ, Kenda DIALLO, Aliou CONDÉ ; mais également, l’infatigable, Hadja Halimatou Dalein DIALLO.

Rendez-vous au siège de l’UFDG pour l’AG hebdomadaire.

Mamadou Aliou Younoussa BALDÉ pour la Cellule de Communication de l’UFDG.

Le député Ousmane Gaoual Diallo sur la sellette : la justice écrit à Claude Koly Kondiano

Le ministre de la justice, Me Cheick Sacko, on ne sait sur ordre de qui, a adressé un courrier au président de l’Assemblée nationale lui intimant de rappeler à l’ordre le député Ousmane Gaoual Diallo de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG). Le problème a pris une tournure que Claude Koly Kondiano a aussitôt saisi le groupe parlementaire les Libéraux-démocrates auquel appartient le député mis en cause, qui a répondu par un refus ferme.
Interrogé, le député Ousmane Gaoual Diallo soupçonne Damaro Camara, président du groupe parlementaire de la mouvance parlementaire et Lansana Komara, secrétaire permanent du Rassemblement du peuple de Guinée- Arc-en-ciel (RPG), de tirer les ficelles auprès de la justice et de la police pour créer des soucis à des voix critiques qui embêtent le régime comme Elie Kamano, Honomou Koni Kourouma, Dr Faya Millimouno et lui, Ousmane Diallo.
Pour son cas personnel, le député de Gaoual soutient que ce sont des phrases raccommodées qu’on l’a attribué, alors qu’il ne les a pas tenus. “Ils ont pris un extrait dans un paragraphe, un autre dans un autre paragraphe pour en faire une phrase et me l’attribuer, ce que je n’ai pas dit”.
Aussitôt saisi, le ministre de la justice, sans chercher la source, a immédiatement écrit au président de l’Assemblée nationale, Koly Kondiano, lui demandant de rappeler à l’ordre son député.
A ce niveau, il y a une série de problèmes, estime le député Ousmane Gaoual Diallo. Un ministre peut-il donner des injonctions au président de l’Assemblée nationale ? Non, clame-t-il. “S’il est sûr que les preuves dont il dispose sont établies, tout ce qu’il peut faire, c’est d’ouvrir une information judiciaire mais il n’a pas d’injonction à donner à l’Assemblée nationale”.
Autres problèmes, tous les députés étant égaux, le bureau de l’Assemblée nationale, à fortiori son président, n’a aucun pouvoir disciplinaire sur un député. “Les seules mesures disciplinaires, c’est pendant les séances plénières. Là, le président peut expulser un député, retirer la parole. Mais à part ça, il n’y a aucune mesure disciplinaire sur un député, il n’y a pas de subordination”.
Faisant fi de ces deux remarques, dès la réception de son courrier, le président de l’Assemblée nationale, Koly Kory Kondiano, a adressé un courrier au groupe parlementaire les Libéraux- Démocrates pour une éventuelle comparution du député Ousmane Gaoual Diallo. Pour sa part, le groupe parlementaire de l’UFDG a clairement dit niet dans sa réponse.
Pour Ousmane Gaoual Diallo, même si ce qu’on lui reprochait était fondé, ces propos ne seraient pas aussi graves par rapport à ceux tenus par Laye Junior Condé, un cacique du RPG-Arc-en-ciel, sur le drame de Womey. Pourquoi la justice n’a-t-elle pas haussé le ton contre lui ?
Toujours pour Ousmane Gaoual Diallo, si Damaro Camara veut lui mettre des bâtons dans les roues, c’est parce qu’il dénonce ses manigances à l’Assemblée nationale. “C’est lui qui négocie tout, les salaires, les marchés, il a dit que c’est lui a qui a négocié les marchés des véhicules”.
Aux dernières nouvelles, le ministre Me Cheick Sacko, a eu un entretien avec le député mis en cause.
from guineenews

Cellou Dalein Diallo : ‘’Je ne me sens pas en sécurité…’’

CONAKRY- ‘’Je ne me sens pas en sécurité ’’ ! Ce sont là des propos du leader de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, Cellou Dalein Diallo, après l’assassinat lundi dernier d’un de ses proches. Dans cette interview exclusive accordée à notre rédaction, le chef de file de l’opposition guinéenne accuse le pouvoir du président Alpha Condé d’entretenir des ‘’escadrons de mort’’ qui seraient chargés d’éliminer physiquement des membres de sa formation politique. Exclusif !!!

 

AFRICAGUINEE.COM : Monsieur Cellou Dalein Diallo bonjour !

CELLOU DALEIN DIALLO : Oui bonjour !

Dans la nuit du lundi dernier, le responsable de la section Motards de votre parti, l’UFDG,  a été assassiné par des inconnus dans un quartier de la haute banlieue de Conakry. Quelle est votre première réaction ?

Je suis consterné, je suis triste parce que c’est un militant du parti qui était proche de moi, qui était engagé  et qui a dirigé cette fameuse section motards du parti avec beaucoup d’habileté, beaucoup d’engagement et d’efficacité. Je suis convaincu maintenant qu’il a été assassiné après le témoignage de son petit frère et de l’ancien maire de Dixnn, qui a aussi reçu des menaces.

Il y a le RPG (parti au pouvoir en Guinée, Ndlr) qui est en train de mettre des escadrons de la mort et qui sont en train d’agir. Je suis pessimiste quant aux engagements pris  par le gouvernement d’identifier les coupables parce que, chaque fois qu’il y a eu des crimes de cette nature, on n’a jamais identifié les coupables. Mêmes les 57 jeunes qui ont été assassinés à bout portant pendant nos manifestations pacifiques ou même en dehors, il n’y a jamais eu d’enquête. Bien que le gouvernement s’était engagé à le faire lors du dialogue.

Lorsque nous avons été attaqués aussi dans ma maison (à Dixinn), le Premier ministre, le ministre de la sécurité et presque tous les diplomates étaient venus. Des engagements avaient été pris pour identifier les responsables pour qu’ils soient traduits à la justice. Donc, je sais que c’est très difficile pour les services  de police de prendre les  loubards du RPG ou même du policier à qui on a donné mandat d’assassiner les militants de l’opposition.  Il est très difficile que ces responsables soient retrouvés et déférés devant les tribunaux.  Donc, le problème c’est l’impunité dans  le pays. Et il n’y aura pas un terme à cette impunité tant que c’est le gouvernement qui commandite ce genre d’assassinat ou les gens du RPG.

Votre parti a qualifié ce meurtre de ‘’politique’’ et a promis qu’il ne restera pas sans conséquences. Que comptez-vous faire concrètement ?

Ecoutez, lors que je vais rentrer, (en Guinée, ndlr) on va décider de ce qu’on va faire. Soyez sûrs qu’on va essayer de nous battre pour qu’il soit mis fin à l’impunité qui prévaut dans notre pays. Parce qu’on ne peut pas continuer à vivre dans un Etat où ceux qui sont sensés assurer la sécurité des gens, ce sont eux la source d’insécurité pour la population. De toute façon, lors que je vais rentrer le parti va se retrouver et décider des attitudes à tenir face à ça. Parce qu’on a déjà  57 personnes qui ont été abattus dans des conditions que vous savez. Et lors du dialogue, on a obtenu un engagement ferme du gouvernement de mener des enquêtes sérieuses pour identifier les auteurs et commanditaires de ces crimes là. Jusqu’à présent rien n’a été mené.

Aujourd’hui, c’est une campagne d’assassinat des gens de l’opposition et de l’UFDG en particulier. Puisqu’il y a eu des menaces qui  ont été proférés à l’endroit des cadres de l’UFDG. Je pense qu’on est en train de mettre en pratique ces menaces-là. Aujourd’hui, je pense qu’il est important que les gens de l’opposition et tous les guinéens épris de paix et de justice,  se mobilisent pour mettre halte à cette escalade qui ne fait que commencer. Puisqu’on a des sources sûres qu’il y a des escadrons de la mort qui sont montés par les gens du RPG et appuyés par certaines forces de l’ordre. Il faut qu’on les dénonce et qu’on prenne toutes les dispositions pour mettre un terme à ça.

Africaguinee.com : Un député (Aboubacar Soumah) de votre parti, l’UFDG, se dit être menacé de mort. Qu’en pensez-vous ?

Cela ne m’étonne pas. Parce qu’Amadou Oury Diallo a été assassiné. C’était quelqu’un d’une efficacité reconnue, qui a vraiment mis en place cette section motards avant même que je ne vienne à l’UFDG. Ils m’ont accordé le soutien et m’ont encouragé de faire la Politique. Son travail est connu, donc, ce n’est pas par hasard qu’il a été éliminé. Ils savent ce qu’il représente pour l’UFDG. C’est d’abord pour intimider les autres, mais en plus priver l’UFDG d’une ressource aussi importante qu’Amadou Oury qui est un militant qui a le sens de l’organisation, de l’efficacité, qui a le courage.

C’est le cas aussi de Soumah Aboubacar, qui, aujourd’hui, se bat dans tous les medias, dans les quartiers pour organiser l’UFDG, préparer nos militants à la résistance et au combat pour les élections. Il est quelqu’un de très combatif. Et, ce n’est pas pour rien qu’ils ont sans doute décidé de l’éliminer, lui aussi.

Peut-on dire que Cellou Dalein Diallo craint aujourd’hui pour sa propre sécurité ?

Nous sommes dans un pays d’insécurité. Vous avez vu en 2012 et 2013 combien de fois j’ai été agressé.  Les chevaliers de la République de M. Malick Sankon (Directeur général de la caisse nationale de sécurité sociale, Ndlr), appuyés par les policiers étaient venus m’agresser chez moi. Vous avez été témoins. Donc, je ne me sens pas en sécurité puisque l’assassinat politique est devenu un moyen pour faire taire les opposants, pour intimider les militants des partis de l’opposition. Je ne me sens pas à l’abri. Mais ce n’est pas ma vie qui compte, c’est le combat pour la démocratie, pour la légalité, l’égalité des citoyens, l’unité de notre pays. C’est un sacrifice que tout un chacun d’entre nous peut consentir. Je suis un homme qui croit à des valeurs. J’ai des convictions, j’aime mon pays et je ne ménagerais aucun effort pour que s’instaurent ces valeurs-là dans mon pays.

 

Entretien réalisé par Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

ASSASSINAT DU PRESIDENT DE LA SECTION MOTARD DECLARATION DE L’UFDG

La Direction nationale de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée a le profond regret d’annoncer à l’opinion nationale et internationale l’assassinat de Monsieur Elhadji Amadou Oury DIALLO, Président de la section motard du Parti, le lundi 15 septembre 2014 à Conakry.

Tout indique que cet assassinat a été perpétré par des individus armés et organisés pour des motifs politiques.

L’UFDG, ses militants et sympathisants condamnent avec la plus grande énergie ce crime odieux et exigent que les auteurs soient retrouvés et punis conformément à la Loi.

Après plus de cinquante meurtres impunis de militants et sympathisants de l’opposition républicaine lors des manifestations pacifiques, force est de constater que l’assassinat ciblé et lâche des responsables de Partis Politiques est devenu la nouvelle méthode d’élimination des adversaires politiques.

C’est pourquoi, la Direction Nationale de l’UFDG déclare solennellement que cet assassinat d’Elhadj Amadou Oury Diallo ne sera pas sans conséquence pour ceux qui l’ont perpétré et surtout met en garde les autorités compétentes contre tout acte, omission ou abstention délictueuse qui serait de nature à encourager l’impunité et à compromettre dangereusement la paix civile dans notre pays.

Depuis toujours, l’UFDG s’est donné pour mission de consolider la paix et l’unité nationale dans notre pays tout en renforçant la solidarité entre tous les fils et filles de notre Nation. Cependant, nous voudrions souligner que notre attitude ne doit en aucune minière être assimilée à de la faiblesse et que notre détermination face aux criminels qui veulent asseoir la terreur comme règle politique en Guinée est sans répit.

D’ores et déjà, la Direction Nation appelle ses militants et sympathisants ainsi que tous les gens épris de paix et de justice à rester mobilisés pour le triomphe de la vérité et de la démocratie.

Conakry, le 16 septembre 2014

La Direction Nationale

En Guinée, la difficile ‘union sacrée’ contre Ebola

« Nous n’avons pas voulu politiser l’épidémie d’Ebola, c’est une question de sécurité nationale ».

Assumer un rôle d’opposant est malaisé quand son pays est soumis à une menace grave. Depuis quatre ans, Cellou Dalein Diallo assume ce rôle face à Alpha Condé, le président de Guinée. En juin 2010, il avait recueilli plus de 43% des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle, alors que son rival n’en obtenait que 18%. Mais cinq mois plus tard, à l’issue d’une campagne très virulente, il se décida à accepter les résultats proclamés par la Cour suprême : 52,52% des suffrages pour Alpha Condé et 47,48% pour Cellou Diallo.

« Comment passe-t-on de 18% à 52 % des voix? »

« La décision était difficile à prendre », a rappelé le leader de l’opposition guinéenne mardi 9 septembre lors d’une conférence de presse tenue au Cercle de l’Union interalliée, à l’initiative du European American Press Club. « Je n’étais pas convaincu par le résultat : comment passe-t-on de 18% à 52 % des voix? Mais je l’ai accepté pour éviter d’engager le pays dans des violences qui auraient débouché sur une guerre civile. La campagne avait été marquée par une forte tension de nature ethnique, avec le slogan ‘tout sauf un Peul’, la communauté dont je suis ressortissant ».

« Beaucoup de fraudes aux élections législatives de 2013″

Trois ans plus tard, l’organisation d’élections législatives n’est obtenue qu’à l’issue de pressions internationales. Elles sont précédées par des violences politiques et ethniques qui font une cinquantaine de morts et durant lesquelles beaucoup de boutiques et de commerces ont été pillés et vandalisés. Le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), dirigé par Alpha Condé arrive en tête devant l’Union des Forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Diallo. « Il y a eu beaucoup de fraudes et à nouveau l’opposition a été placée devant une position difficile », commente ce dernier.

Un accord sur des réformes futures

Le scrutin avait été précédé d’un « accord du 3 juillet » par lequel la « mouvance présidentielle » et l’opposition s’accordaient sur des réformes futures : « recruter un nouvel opérateur pour constituer un fichier électoral; mener des enquêtes sérieuses pour identifier les responsables des assassins des manifestants; indemniser les victimes et leurs familles; organiser des élections communales avant la fin du 1° trimestre 2014″, égrène Cellou Diallo. « L’accord a été signé par l’ambassadeur des États-Unis à Conakry, l’ambassadeur de France, le délégué de l’Union européenne, le coordinateur résident des Nations Unies… Mais rien de cela s’est produit ».

« Le pouvoir a voulu préserver l’image du pays »

« C’est dans ce contexte qu’Ebola est arrivé », rappelle l’opposant guinéen, dont le parti a adhéré en avril 2014 à l’Internationale libérale. « L’annonce a été faite avec retard, le 23 février 2014.  Depuis, la gestion de l’épidémie n’a pas été très rigoureuse. Il y a eu au sein du pouvoir un souci de préserver l’image du pays par rapport aux investisseurs, notamment miniers. L’isolement du foyer initial n’a pas été effectué ».

« 17 préfectures sur 33 ont connu des cas d’Ebola »

« Heureusement, les partenaires internationaux, notamment l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Médecins sans frontières (MSF), la Croix Rouge, l’Unicef, sont venus au secours de la Guinée », poursuit-il. « Ils ont fait un excellent travail. Il faut leur rendre hommage. Ils ont risqué leur vie pour nous aider. Mais le pouvoir a tenu un discours triomphaliste, la vigilance a baissé. Alpha Condé a même critiqué MSF en l’accusant de mal gérer les ressources de l’aide; le RPG a accusé l’opposition de faire une publicité malveillante sur le pays. Résultat, aujourd’hui, 17 préfectures sur 33 ont connu des cas d’Ebola ».

« Les médias officiels n’ont aucune crédibilité »

« Mon message, au sein de mon parti, a été clair : la case commune brûle, nous devons tous nous impliquer dans la sensibilisation de l’opinion », raconte Cellou Diallo. « La communication gouvernementale se heurtait à une défiance profonde des citoyens envers le pouvoir. Le gouvernement a compté sur la Radio télévision guinéenne (RTG) alors que ces médias officiels n’ont aucune crédibilité. Il n’a pas voulu passer de spots sur les radios privés. Le pouvoir n’a pas voulu associer à sa campagne, non plus, les leaders d’opinion ».

« Nous disons aux gens : l’épidémie, c’est vrai »

« Dans mon parti, durant les vacances parlementaires, on a demandé à tous nos députés d’aller dans leur circonscription pour leur dire que la crise était réelle », souligne cet ancien premier ministre (2004-2006). « Deux de nos députés sont allés à Télimélé, où un cas est apparu. Ils ont fait de la sensibilisation. On a enregistré trois cas, et aujourd’hui il n’y en a plus. Nous disons aux gens : d’abord, l’épidémie, c’est vrai, ce n’est pas une propagande du gouvernement; ensuite, respectez les consignes données par les partenaires internationaux et par les agents de santé ».

« Beaucoup pensent que l’accès au paradis dépend de la toilette du défunt »

« Moi-même, je vais souvent dans les mosquées », ajoute-t-il. « Je demande aux imams qu’ils disent aux gens de ne pas se serrer les mains, par exemple. Ils sont bien écoutés mais ils n’ont pas été associés à la campagne et ils ne se sont pas investis d’eux-mêmes de cette mission. C’est d’autant plus important qu’il faut faire face aux croyances des gens. Il est très difficile d’obtenir que les familles laissent enterrer leurs proches sans procéder à toutes les toilettes traditionnelles, car beaucoup pensent que l’accès au paradis dépend dans une large mesure de ces rites. Il y a une résistance au fait d’abandonner ainsi un parent sans l’accompagner ».

« Les gens n’arrivent pas à assurer deux repas par jour à leur famille »

Depuis le début, nous n’avons pas voulu politiser l’épidémie d’Ebola, c’est une question de sécurité nationale, chacun doit s’investir », assure Cellou Diallo. « Mais la crise me rend encore plus sceptique sur l’organisation d’une élection présidentielle crédible l’an prochain. Je ne sens pas une volonté d’Alpha Condé de tenir des élections transparentes. La situation économique est en effet difficile; 55% de la population est sous le seuil de pauvreté et cela s’accentue. Les gens n’arrivent pas à assurer deux repas par jour à leur famille. Il y a moins d’électricité, moins d’eau courante, moins de sécurité ».

« Mon parti est plus fort qu’en 2010″

« Tout cela profite à l’opposition », constate le leader de l’UFDG. « Mon parti est plus fort qu’en 2010. Il enregistre beaucoup d’adhésions du fait des difficultés de la vie, des promesses non tenues, de la précarité, de l’exode rural. La Basse Guinée, par exemple, que le pouvoir considérait comme un fief, est aujourd’hui favorable à l’opposition. Et les élections législatives de l’an dernier ont montré qu’Alpha Condé ne pouvait pas emporter Conakry. Donc il n’est pas pressé d’organiser un scrutin ».

« Alpha Condé ne veut plus d’observateurs de l’Union européenne »

« S’il n’y a pas d’élection transparente, on risque des réactions populaires », prévient l’ancien premier ministre. « Or Alpha Condé a fait savoir qu’il ne voulait plus de l’assistance technique ni d’observateurs de l’Union européenne. Pour lui, c’est l’UE qui l’a empêché d’obtenir une majorité qualifiée lors des élections législatives. De fait, la délégation européenne s’était montrée stricte, attentive. Sa vigilance a permis à l’opposition de limiter les dégâts de la fraude. Elle a ensuite laissé des recommandations pour corriger le code électoral, revoir la loi sur la Ceni (Commission électoral nationale indépendante), définir le statut et les attributions du juge électoral »…

« Descendre dans la rue nous coûte cher »

« Dans ce contexte, l’opposition a trois voies de recours : le dialogue, la communauté internationale et la rue », poursuit Cellou Diallo. « Descendre dans la rue nous coûte cher : 57 morts l’an dernier, d’autres paralysés à vie, 1400 jeunes arrêtés et condamnés. Ce n’est pas notre choix premier. Le problème est qu’Alpha Condé n’est pas un homme de dialogue ».

« La stigmatisation de la ‘mafia peul’ »

« La mouvance présidentielle continue par ailleurs d’attiser le tribalisme », s’inquiète-t-il. « En Guinée, il y a quatre régions ethniques : peul, malinké, soussou, forestiers. Il y a toujours eu des préjugés, mais cela restait des conversations de café. La campagne de 2010 a été la première fois où un discours public s’est appuyé sur ce critère. Avant le second tour, la stratégie était de réunir les trois autres groupes contre les Peuls. Ensuite, la stigmatisation de la ‘mafia peul’ a continué ».

« Le changement par l’exemple »

« Comment lutter contre cela? Par l’état de droit, le respect des critères objectifs de compétence, de l’égalité entre citoyens », conclut avec emphase Cellou Diallo. « En Guinée, il y a tellement de besoins, de problèmes, de pauvreté, de vulnérabilité, que les gens sont en recherche des faveurs du chef. Il faudra un jour un président qui ait la ferme volonté de changer ces comportements par l’exemple, en montrant son respect des lois et règlements et son attachement à l’égalité des citoyens ».

Mardi 9 septembre, au Cercle de l’Union interalliée

Détournements de deniers publics et collusion avec les narcos

Détournements de deniers publics et collusion avec les narcotrafiquants, une pandémie presque encouragée en Guinée.

La corruption, le détournement des biens et la présence des narcotrafiquants s’accroissent de manière inquiétante dans notre pays. Il faut agir dès maintenant avant qu’il ne soit trop tard.

Corruption politique ou policière, règlements de compte (assassinat de Madame Boiro),  le « DakarGate » vient dire au monde que le système financier guinéen échappe à la légalité républicaine : le pouvoir des trafiquants inquiète jusque dans les organisations internationales et s’accroît de manière inquiétante dans notre pays.

Au-delà de tout cette cargaison de devise et l’absence d’explication plausible des autorités, c’est  un signe, parmi cent autres, qui montre que les “narcotrafiquants” forment désormais en Guinée un même corps avec l’État déliquescent de la Guinée d’Alpha Condé, capables de battre en brèche pour de longues périodes l’ordre légal en principe garanti par les gouvernement démocratiques.

Quatre ans après son installation aux commandes de la Guinée, nous sommes en droit de nous interroger sur ce que sont devenus tous les narcotrafiquants arrêtés du temps du Capitain Dadis ? Pouruoi certains parmi eux sont si fréquent dans les palais de la république ? Notre pays est-il encore capable de frener sa transformation en « narco-Etat » ?

En usant de l’assassinat, de la corruption, les narcotrafiquants et leurs complices hauts placés dans les rouages de l’administration sont en train d’imposer leur loi dans les opérations financières de notre pays c’est en tous les cas ce que montre le cafouillage de la cargaison de « Dakar gate ».

L’actualité en Guinée doit inspirer une vigilance nouvelle

D’après la Cour des comptes européenne, il est pratiquement impossible de savoir comment les aides financières de l’UE sont dépensées dans les pays en développement. A l’heure où une vaste affaire de détournement de ces aides ébranle notre pays malgré les dénégations du gouvernement et de ses thuriféraires, la dernière cargaison en devise du Président de la République et de son clan démontre, si besoin en était, que les détournements des deniers publics s’amplifient en Guinée depuis 4 ans que la Guinée est sous administration du RPG ARC-EN-CIEL.

C’est l’échec d’une opération routinière comme le dit le gouverneur de la banque centrale qui vient d’échouer. On se rappelle en 2012 lorsque l’état à infliger une pénalité de 15 millions de dollars à la société MTN, c’est la filiale de Dubaï qui s’était acquitté de la facture. Un paiement qui prendra la destination d’un compte privé domicilié dans une banque commerciale de la place en lieu et place des caisses du trésor public.

Je ne parle même pas de la destination des 25 millions de Paladino que l’état guinéen à rembourser sans que les guinéens ne sachent la destination des sous.

Pourquoi plus d’une semaine après le déclenchement de cette affaire les preuves indiscutables (virements, bordereau d’embarquement, de débarquement, déclarations douanières, relevés de comptes bancaires des déposants (commerçants, entreprises, banques commerciales), les bordereaux de dépôts émis par la BCRG, les bulletins de versement au niveau de la Citibank etc.) ne sont pas disponibles ? Pourquoi les autorités ne sont pas capables d’expliquer comment cet argent a été collecté pour être dans les coffres de la BCRG ? d’expliquer comment cet argent a été collecté pour être dans les coffres de la BCRG ?

Les Guinéens se demandent à juste titre si leur pays n’est pas devenu un « narco-État » en l’espace de 4 ans.

Pourtant, cette actualité, si l’on se donne la peine de décrypter sa logique cachée, doit inspirer une vigilance nouvelle. Elle montre que les symptômes massifs observés dans les « narco-états », commencent à apparaître sous une forme embryonnaire mais inquiétante dans notre pays. À Conakry, beaucoup de meurtres sont liés à des règlements de comptes à l’arme automatique. Les forces de sécurité savent qu’ils sont liés aux trafics de drogue et au blanchiment d’argent dans notre pays.

En ma qualité d’élu et vice-président de la commission défense et Sécurité, je demande une plus grande implication du Président de la République pour ramener l’ordre et le respect de la loi dans notre pays. Même si cette revendication est jugée outrancière et écartée par le gouvernement, il reste que notre pays présente tous les symptômes d’une situation qui échappe au contrôle ou qui bénéficie d’une complicité absolue dans les hautes sphères de la République.

La disparition des 15 millions de MTN, des 25 millions de Paladino, cette rocambolesque situation du « DakarGate » etc. nous amène à comprendre pourquoi le pouvoir du RPG arc-en-ciel ne s’engage pas résolument à mettre un terme définitif à la corruption et à son expansion inquiétante dans les réseaux des narcotrafiquants dans notre pays. Il faut croire simplement parce que ceux qui trônent en haut de la pyramide et dont la première charge est de protéger les biens du peuple s’en servent allègrement.

L’absence de punition sévère et exemplaire des auteurs de tels délits (tous ou presque faisant partie du clan présidentiel), la libération sans jugement des « narcos » arrêtés par le Capitaine Dadis, le refus volontaire du président de la République, des membres de son gouvernement et du président de l’assemblée nationale de déclarer leurs biens font partie des causes profondes de la persistance dans l’espace social guinéen du phénomène de la corruption, comme un mal profond et contagieux.

La corruption perdure et se banalise et semble devenir un signal d’encouragement aux narcotrafiquants de tous les pays, aux délinquants financiers etc. contre leur soutien au RPG arc-en-ciel  lors des élections.

« Corrompu et corrupteur » sont devenus des choix de carrière dans la République du RPG arc-en-ciel.

On sait aussi qu’une partie des sommes qui circulent dans les réseaux de corruption en Guinée sont issues des narcotrafiquants et servent aussi à la fluidification des relations du Parti au pouvoir, dont les accointances avec les réseaux mafieux ne sont plus à démontrer. Peu à peu, la situation guinéenne ressemble à celle que décrivent avec tant de réalisme les situations constatées dans les « narco-états », avec un mélange de violence crue, d’impuissance politique et de corruption.

Pour beaucoup de hauts cadres de notre administration, qui doivent financer les activités du parti au pouvoir avec des sommes colossaux, pour montrer leur loyauté, sont obligés d’avoir des accointances avec le monde lugubre mais très lucratif de la corruption et des narcotrafiquants.

Appâtés par les gains rapides que procure la corruption pour financer des activités politiques et rester dans les grâces du pouvoir, voilà un métier en pleine expansion sous la gouvernance d’Alpha condé et son RPG arc-en-ciel. Corrompu (et/ou corrupteur) devient une carrière, avec ses étapes hiérarchiques, sa progression au mérite, ses intrigues et ses épreuves initiatiques qui consistent, en général, à démontrer sa capacité à user sans limite de dépenses folles et insignifiantes pour le RPG. Les sommes colossales qui circulent clandestinement opèrent une séduction croissante sur les esprits les plus faibles.

En Guinée, il est devenu très commode aujourd’hui pour des gestionnaires véreux de disposer comme bon leur semblent des fonds mis sous leurs responsabilités, comme leurs propres biens. Il est évident que l’État ne fait rien. Il encourage plutôt la pratique, dans la mesure où les auteurs de tels faits, condamnables par nos lois, ne courent en fait ou peu alors aucun risque de subir les foudres de la loi, par de lourdes peines d’emprisonnement et d’être dépossédés ensuite de leur gigantesque butin volé à leur peuple. Voilà pourquoi certains cadres, surtout de la mouvance, s’adonnent à cette pratique et ne cherchent plus actuellement qu’à convoiter des postes de gestionnaires de fonds, de responsables financiers, de directeurs généraux… dans le but de se voir confier des ressources financières importantes, qu’ils détourneront ensuite tout simplement, sans autre forme de procès.

 Depuis quatre ans que le RPG arc-en-ciel est au pouvoir, les détournements de deniers publics, la présence des narcotrafiquants ne font que prendre plus d’ampleur et inversement. Leurs auteurs bénéficient en plus d’impunité inadmissible, quel que soit l’ordre de grandeur au demeurant, de leur importance. Ces pratiques, qui sont parfaitement des crimes, sont absolument incompatibles avec la bonne gouvernance et au développement économique d’un pays quel qu’il soit.

Il faut agir, dès maintenant.

 Le constat que tout Guinéen de bonne foi peut faire facilement en toute objectivité, c’est celui de l’absence d’autorité conséquente et apte à faire face énergiquement aux fossoyeurs des ressources nationales et autres narcotrafiquants. Autrement dit, nous n’avons pas un État fort, une République juste et équitable avec un chef d’État équitable et équidistant entre tous les citoyens sans aucun parti pris, et qui veille scrupuleusement à la sauvegarde des ressources nationales.

Or l’Etat a l’obligation de faire parfaitement preuve d’une impartialité à tous égards et à toute épreuve, pour démontrer aux Guinéens qu’il n’existe pas une justice à deux vitesses et deux catégories de citoyens. Le discours seul ne suffit plus pour les convaincre du contraire.

Des audits répétitifs et inopinés, le contrôle systématique du train de vie des hauts cadres de l’État, l’évolution du cadre juridique et institutionnel, le contrôle des sources de financement des partis politiques (par exemple la déclaration de la liste des donateurs, financement obligatoire des activités politiques par le budget de l’État, les déclarations de biens systématiques de hauts cadres (exercice où le Président de la République, les membres du gouvernement, le Président de l’Assemblée nationale refusent à ce jour), l’encadrement strict de l’implication des cadres dans les activités politiques etc. sont des pistes pour lutter efficacement contre la corruption et ses corolaires. La tentation de l’enrichissement rapide, c’est l’argent de la drogue ou de la corruption en série, destinée à protéger ou à s’investir dans les activités du Parti au pouvoir.

Enfin, l’absence de contrôle rigoureux du système financier,  d’un suivi de près, ainsi que la systématisation d’audits réguliers et inopinés sur les personnes et sur la gestion des affaires publiques, permettent aux acteurs indélicats et leurs complices d’avoir toute la latitude et tout le temps nécessaires pour exécuter leur forfaiture, en toute tranquillité.

On sait, d’après les expériences des pays de l’Amérique Latine, qu’une fois que le pouvoir des trafiquants établi et la corruption installée, il est très difficile de s’en affranchir. Raison de plus pour agir dès maintenant, avec la plus grande détermination. Non pas en  violant les lois de la République ou en déclenchant on ne sait quelle panique sécuritaire; mais en réprimant sans faiblesse la corruption et en accroissant rapidement les moyens d’enquête et de surveillance de la police, de manière à étouffer dans l’œuf le développement d’un narco-Etat à la guinéenne.

 La collaboration de plus en plus visible entre ces individus égoïstes, corrompus et les narcotrafiquants, leurs agissements délictueux réduisent, dans une large mesure, nos maigres moyens de développement qui devraient nous permettre en principe avec une bonne gouvernance, de pouvoir nous doter d’infrastructures adéquates, créer des emplois nécessaires pour résorber le chômage surtout des jeunes, construire plus d’écoles publiques pour tous les enfants de la République, d’hôpitaux, de logements sociaux à la portée des faibles bourses, diminuer le coût de la vie pour ceux qui travaillent, etc.

Hon. Ousmane Gaoual DIALLO

Vice Président de la Commission Défense et Sécurité

Membre de la Commission des Lois

 A la suite du poète Targuie je dis :

Même sils me cassent mon stylo, mes mots prennent feu, même sils me tuent mes gamins de bambetto, de Cosa, de Hamdanlaye, de Wanidara mes dents restent inébranlables. Même sils me volent jusqu’à mon dernier souffle, je leur tords le coup. Je suis la révolution. Laxe du prince fait de moi un homme libre .